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Si vous venez au Mexique en tant que touriste, prévoyez les médicaments dont vous pourriez avoir besoin, accompagnés de l'ordonnance afférente pour pouvoir passer la douane sans problème, car il n'est pas toujours aisé d'obtenir l'équivalent, et les médicaments sont assez chers en règle générale.

Faites vous vacciner contre les hépatites A (mains sales) et B (MST), et si vous allez vers une zone tropicale, prenez à titre préventif, un traitement anti-paludisme, de type Nivaquine (consultez votre médecin).

Attention, il existe une autre maladie, sans aucun vaccin (sans doute pas assez rentable pour les laboratoires), et transmise également par les moustiques ; c'est la dengue, qui dans les cas les plus graves (de 0,5 à 5% des cas en moyenne, mais 19% des cas au Mexique), peut être hémorragique et même mortelle. Il convient donc de bien se protéger contre toutes les piqûres de moustiques avec un "repellent" efficace, spécial pour les zones tropicales.
En 2004, il y eut environ 100 millions de cas de dengue dans le Monde dont 250.000 de dengue hémorragique ; au Mexique, selon le Ministère de la santé, 8.200 cas de dengue classique et 1.959 de dengue hémorragique, soit plus de 19% des cas !!! A ce titre, le Mexique occupe le 5e rang de l'Amérique Latine au niveau de la contamination, dont le nombre de cas a été multiplié par 50 depuis 1989. La dengue n'est pas présente à Mexico, mais elle l'est sur les côtes et dans les zones subtropicales. Elle couvre une zone plus importante que la zone du paludisme.
Il existe 4 types de virus de la dengue et une même personne peut être infectée par 2 virus différents. Des études scientifiques ont prouvé que les femmes, et particulièrement celles de type caucasien (européen), étaient plus sensibles au développement de la dengue hémorragique.
Les symptômes de la dengue classique sont une poussée de fièvre durant 5 ou 6 jours, des maux de tête et des douleurs au niveau des articulations, des rougeurs au niveau des yeux et une grande difficulté à supporter la lumière, ainsi que parfois des éruptions cutanées sur le buste et les extrémités. La dengue hémorragique affecte en plus la production des plaquettes sanguines et conduit bien souvent au décès du malade.
Par ailleurs, à l'inverse de la plupart des autres maladies, une infection n'entraîne pas la vaccination. Au contraire, on peut être infecté plusieurs fois, et les infections postérieures seront en règle générale de plus en plus violentes. Ne négligez donc pas la protection, il peut en aller de votre vie.

Si vous êtes piqués, prévoyez aussi une crème à base d'hydrocortisone, car une piqûre est supportable, une dizaine douloureuses et peut vous empêcher de dormir. De l'aspirine et un anti-histaminique peuvent aussi être utiles.

A la moindre alerte, au moindre malaise, fièvre, consulter immédiatement un médecin si vous avez été piqué dans les jours / semaines précédents.

Si votre séjour comporte un parcours dans la forêt tropicale, prévoyez aussi une vaccination préventive contre la rage. Même si, en cas de morsure, vous vous verrez dans l'obligation de vous faire injecter un nouveau vaccin, la vaccination préventive est utile car elle permet d'attendre plusieurs jours/semaines avant de se faire injecter le nouveau vaccin suite à la morsure. Elle retarde les signes d'apparition de la maladie et est très utile si on se trouve dans un environnement éloigné de tout centre de vaccination. Si vous étiez mordu sans être préalablement vacciné, rendez-vous immédiatement dans le centre de vaccination le plus proche du lieu où vous vous trouvez. N'attendez pas votre retour en France pour le faire !

Si vous êtes une femme, prévoyez suffisamment de plaquettes de pilules pour votre séjour Vous pouvez toujours demander à votre pharmacien de vous fournir, à titre dérogatoire le nombre de plaquettes nécessaires (jusqu'à un an). Un conseil : si certains se font tirer l'oreille pour vous délivrer le nombre de boites nécessaires pour une année, changez de pharmacie !

En cas d’oubli de pilule et de relation malheureusement non protégée, la pilule du lendemain est pour l’instant toujours en vente libre en pharmacie. Elle peut être prise jusqu’à 72h après la relation incriminée, bien qu’il soit fortement conseillé de la prendre le plus tôt possible. Au Mexique, elle s’appelle Vika ou Postday, en fonction des marques.

S'agissant des Maladies Sexuellement Transmissibles (MST), les statistiques ne sont malheureusement pas à jour, un peu à cause de la morale religieuse qui reste forte, mêlée à un soupçon de machisme. Il est en effet suspect que les autres pays latino-américains et les Etats-Unis soient assez fortement touchés et que le Mexique soit l'unique pays épargné par la pandémie de SIDA. Il faut savoir aussi que les statistiques de l'OMS sont fournies par les ministères de la santé locaux, et donc dépendent du bon vouloir de ces derniers.

A ce titre, voici un article paru dans www.lepetitjournal.com pour vous donnez une idée plus précise

Le sida en chiffres

Même si le Mexique n'appartient pas à la région du monde la plus touchée, l'Amérique latine compte tout de même 1,8 millions de personnes contaminées et recensées. Le Mexique, avec ses 47.000 malades vivants (43.000 malades ont déjà succombé) sur 103 millions d'habitants, occupe le second rang derrière le Brésil (600.000 séropositifs sur 170 millions d'habitants). Mais, plus inquiétant, le ministère de la Santé estime qu´environ 170.000 Mexicains seraient porteurs du virus sans s'être fait dépister. (LPJ - 1er décembre 2004)

Un taux donc très proche de la France en réalité. Il est donc conseillé de vous protéger lors vos relations sexuelles, peu importe ce que peut en penser ou dire votre partenaire, votre vie pouvant dépendre de 5 mn de négligence. Prévoyez là aussi une réserve suffisante pour votre séjour, car les préservatifs vendus en pharmacie sont souvent chers. Peu de choses est fait en ce sens en matière de prévention, la croyance populaire et les messages de prévention généralement diffusés étant que seuls les homosexuels masculins, les drogués et éventuellement les prostituées peuvent être victimes de la maladie, alors que les statistiques officieuses révèlent que la catégorie de la population la plus affectée serait en réalité celle des mères de famille.

Si vous êtes une femme, en long séjour au Mexique, que malgré vos précautions, vous tombiez enceinte et que votre intention soit de ne pas mener votre grossesse à terme, sachez qu'hormis en cas de viol, l'avortement n'est en général pas toléré au Mexique, et constitue un délit.

Cependant, depuis le 24 avril 2007, les députés du Distrito Federal (ville de Mexico) ont voté la dépénalisation de l’avortement jusqu’à la 12e semaine de grossesse, ouvrant une brèche qui permettra peut-être de créer un appel d’air pour les autres Etats qui souhaitent implanter une législation plus en conformité avec celles des pays industrialisés. Après la ville de Mexico, l’Etat le plus libéral est celui du Yucatan, qui permet l’avortement « économique », si la famille prouve qu’elle a déjà 3 enfants et qu’elle n’a pas les moyens d’en élever un 4e.

Toutefois, partout dans le pays, il existe des cliniques privées qui pratiquent l’avortement « discrètement », mais, le tarif est alors élevé. Bien entendu, l’avortement illégal, lorsqu’il n’est pas pratiqué dans un établissement bénéficiant de mesures d’hygiène suffisantes et de professionnels compétents, peut conduire à des situations dramatiques. Un autre article tiré de www.lepetitjournal.com , pour l’illustrer :

Santé : 1.330 morts maternelles pourraient être facilement évitées.- Selon des chiffres de l'OMS, 80% des morts liées à la maternité pourraient être évitées au Mexique, soit 1.330 par an. L'organisation dénonce le manque de moyens techniques, financiers et humains dans le système de santé mexicain. 37% des morts constatées pendant l'accouchement sont dues au fait que les mamans ne peuvent arriver à temps à l'hôpital. L'avortement illégal dans de mauvaises conditions d'hygiène est également un facteur important de mort maternelle. Dans les pays développés, où on compte moins de 1% de l'ensemble des décès au niveau mondial, les mères ont 250 fois moins de chances de mourir que celles des pays en voie de développement. (LPJ - 6 déc. 2004)

Trouver un bon médecin :

Il est assez difficile de trouver un bon gynécologue. Ceux-ci n’ont pas forcément le même équipement qu’en France (notamment au niveau des échographies). Ils exercent en général assistés d’une aide-médicale qui vous installe sur la table d’auscultation après vous avoir fait vous déshabiller dans une cabine et revêtir un peignoir en coton que dans la plupart des cas toutes les patientes précédentes ont porté avant vous (nosocomiale, ça veut dire quoi ?). Les diagnostics sont aussi parfois surprenants et certains n’hésiteront pas à vous prescrire une opération dont vous n’avez pas besoin, aux conséquences plus qu’incertaines, pour arrondir leurs fins de mois. Par ailleurs, pour des raisons culturelles et financières (les médecins en général, et les spécialistes en particuliers sont très chers au Mexique), les Mexicaines, hormis durant le suivi de la grossesse, consultent peu le gynécologue, raison pour laquelle le Mexique le 2e taux le plus haut d’Amérique Latine, après la Colombie, en matière de cancer du col de l’utérus. Aucun message de prévention incitant à consulter régulièrement un gynécologue n’est diffusé pour améliorer la situation. Par ailleurs, ce manque d’information porte également sur la contraception puisque plus de 21% des grossesses concernent les adolescentes, ce taux atteignant plus de 30% dans certains Etats.

Enfin en cas de grossesse, il faut savoir que les obstétriciens, sans doute influencés par leur grand voisin du nord, ont tendance à pratiquer la césarienne en excès. Plus de 43% des naissances dans les hôpitaux publics et plus de 80% des cas du privés ont lieu par césarienne, alors que ce taux n’est que de 14% en France, public et privé confondu. Il est aussi souvent de coutume particulièrement dans les cliniques privées, de circoncire les petits garçons à la naissance. Dans tous les cas, ce sont des actes chirurgicaux qui permettent à la clinique de vous facturer un peu plus. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que la césarienne est 10 fois plus à risque pour la santé de la mère qu’un accouchement normal, et ne se justifie donc qu’en cas d’impossibilité d’accoucher par les voies naturelles. N’hésitez donc pas à être claire et ferme dès le départ avec votre obstétricien et faites le savoir à votre compagnon/mari pour qu’il vous soutienne en ce sens.


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