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Amédée François Frézier

 

Pour compléter la petite biographie qui suit, il convient d'ajouter qu'Amédée-François Frézier fut décoré de l'ordre de la Croix de Saint Louis (correspondant plus ou moins à l'actuelle Légion d'Honneur) en 1728, et fut élu membre de l'Académie Française en 1752.

Dans le cadre de sa mission, il cartographia de multiples endroits, dont la ville de Santiago de Chile, ainsi que l'Ile de Saint-Domingue et la ville de Santo Domingo.

Il publia 2 ouvrages importants : "Relation du voyage de la Mer du Sud" en 1714 et "Lettre concernant l'histoire des tremblements de terre de Lima" en 1755.

 

LES HOMMES DE SCIENCE DE LA SAVOIE

A.-F. FRÉZIER
INGÉNIEUR & ARCHITECTE
par Jules Philippe, député de la Haute-Savoie

ANNECY, IMPRIMERIE F. ABRY 1884

Un des hommes de science les plus remarquables fournis par la Savoie dans le XVIIIe siècle, est, sans contredit, Amédée François Frézier; né à Chambéry en 1682, il est mort à Brest en 1773.

Sa famille, originaire de l’Écosse, était établie dans le Chablais. Suivant des documents possédés par une branche de cette famille existant aujourd’hui dans la Haute-Savoie, son nom primitif était Frazer; elle aurait appartenu aux Frazer, qui ont joué un rôle important à plusieurs époques de l’histoire d’Angleterre, et dont un des derniers représentants, Simon, fut exécuté pour cause politique en 1747.

Le premier qui abandonna l’Écosse aurait été Édouard Frazer, forcé de fuir d’Edimbourg, vers 1500, suite à des troubles politiques, et réfugié à Amsterdam. Son fils, Charles-Simon, se serait fixé à Wittemberg, en Saxe, qu’il dut bientôt quitter pour avoir eu une affaire d’honneur avec un ministre d’État. Dût-il sortir d’Allemagne, où une humeur un peu vagabonde le poussa-t-elle jusque sur le sol savoyard? Ce qu’il y a de certain, c’est qu’un beau jour il se trouva en Chablais, qu’il s’y installa et y implanta la race des Frazer en se mariant avec Madelaine Gui Chatellain. Il eut un fils du nom d’Aymonet, premier du nom habitant la commune des Allinges, lansquenet, lieutenant au fort des Allinges, près de Thonon ; il était bourgeois de cette ville, car c’est ainsi qu’il est qualifié dans une reconnaissance qu’il passa en faveur des seigneurs de Charmoisy, le 2 avril 1549.

Claude, petit-fils d’Aymonet, fut le premier des Frézier qui s’installa dans la commune de Vailly, vers la fin du XVIe siècle. Son fils Bernard, notaire à Vailly, châtelain de Lullin et de Charmoisy en 1618, eut trois femmes qui lui donnèrent dix garçons et deux filles. De cette nombreuse postérité descendirent toutes les branches de la famille Frézier qui se sont répandues dans la région.

Les principales sont celles de Gex, de Vailly, d’Anthy, de Pimberti, de La Côte, de Marin de Cursinges, de Thonon, de Chignens, de Bons, de Lavouët (Vailly), et enfin celle de Brest représentée par Amédée-François.

Parmi les enfants de Bernard, deux se firent prêtres et ne participèrent pas à l’extension extraordinaire de la race des Frézier : ce furent, en premier lieu, Jean-Louis, curé de Meyrin, doyen de Gex, portant le titre d’aumônier du roi de France, naturalisé français en 1560, et qui se distingua par son ardeur à faire fermer les temples protestants dans le pays de Gex ; en second lieu, André, prêtre de la Sainte-Maison de Thonon, curé de Pérignier, mort avec le titre de prieur de Saint-Sulpice.

Amédée-François était le petit-fils de l’aîné des enfants de Bernard, Louis, notaire à Vailly. Louis eut Pierre-Louis, professeur de droit à Chambéry, conseiller du duc de Savoie, et père d’Amédée-François.

Telle est la filiation qu’il est permis d’établir suivant un arbre généalogique ancien conservé dans la famille Frézier de Thonon ¹.

Les biographes français, sans entrer dans ces détails, ont dit que les Frazer, expatriés d’Écosse, s’étaient divisés en deux branches, dont l’une s’était fixée en France et l’autre en Savoie. Il parait certain en effet que cette division eut lieu. La branche restée en France aurait pris le nom de Frizzel. Quant à la transformation du nom de celle qui se fixa en Savoie, elle s’est opérée graduellement : Frazer se maintint pendant quelques temps ; puis dans des actes authentiques, on voit successivement apparaître les noms de Fraiser, Fraisier, Fraisi et enfin Frézier. Les subdivisions de cette famille furent nombreuses, et on retrouve de leurs traces dans plusieurs localités de la Haute-Savoie.

¹ L’arbre généalogique de la famille Frézier a été établi exactement par M. André Folliet qui a bien voulu nous le communiquer.

 

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